#OpenSeriousFilters : 7 filtres pour analyser un jeu sérieux pédagogique en formation d’adultes

#OpenSeriousFilters : 7 filtres pour analyser un jeu sérieux pédagogique en formation d’adultes

3–5 minutes

Tu utilises déjà la ludopédagogie en formation ?
Ou tu envisages d’intégrer un dispositif ludique dans un parcours de formation d’adultes ?

Avant de choisir un jeu (ou d’en concevoir un), une question essentielle se pose :

👉 Sert-il réellement ton objectif pédagogique ?

La méthode #OpenSeriousFilters, conçue par Alexandre Quach, propose un cadre structuré pour analyser, sélectionner ou améliorer un jeu sérieux pédagogique.

C’est un outil simple, collaboratif et puissant pour sécuriser tes choix en ingénierie pédagogique.


Un jeu sérieux pédagogique : quelle intention en formation d’adultes ?

Un jeu sérieux pédagogique ne se limite pas à créer de l’interaction.

Son intention doit être clairement formulée :

  • développer une compétence,
  • favoriser l’analyse,
  • entraîner à la prise de décision,
  • faire évoluer des pratiques professionnelles.

Prenons exemple sur #OpenSeriousFilter. Son objectif est d’apprendre à décider du choix d’un jeu sérieux (ou de ne pas en utiliser), de comprendre les résistances possibles et de partager les usages.

👉 L’intention est donc bien pédagogique.

En formation d’adultes, cela change tout :
on ne joue pas pour jouer.
On joue pour apprendre, transférer, transformer.


Les 7 filtres : un outil pour choisir un jeu sérieux en formation

Les 7 filtres sont présentés sous forme de cartes-question.

Durée : environ 1h30 à 2h pour une exploration complète
Public cible : professionnels déjà familiers des jeux sérieux

Tu choisis un jeu sérieux pédagogique (réel ou en projet).
Puis tu explores chaque filtre avec ton équipe.

Pas de compétition.
Pas de score.
Uniquement une réflexion structurée.


Les 7 filtres expliqués pour la formation d’adultes

Voici comment les utiliser concrètement.

1️⃣ Définir les objectifs pédagogiques

  • Quel problème de formation justifie ce jeu ?
  • Quelle compétence adulte est visée ?
  • Dans quels cas ne faut-il pas l’utiliser ?

En formation d’adultes, la clarté de l’objectif est déterminante.

2️⃣ Clarifier les compétences mobilisées

  • Analyse ?
  • Coopération ?
  • Décision ?
  • Argumentation ?

Ce filtre t’aide à aligner le jeu sérieux pédagogique avec ton référentiel de compétences.

3️⃣ Examiner le transfert vers la réalité professionnelle

  • Quelles similarités avec le terrain ?
  • Les comportements travaillés sont-ils transférables ?
  • Le débrief permet-il d’expliciter les apprentissages ?

En formation d’adultes, le transfert est central.

4️⃣ Évaluer le coût de préparation

  • Temps nécessaire
  • Taille idéale du groupe
  • Prérequis
  • Variantes possibles

Un jeu sérieux en formation doit rester viable dans ton contexte.

5️⃣ Anticiper les conditions de séance

  • Risques de résistance ?
  • Freins à la participation ?
  • Ajustements possibles ?

Les adultes arrivent avec une expérience, des croyances, parfois des réticences.

Ce filtre te permet de les anticiper.

6️⃣ Prévoir le débrief et le suivi

Un jeu sérieux pédagogique sans débrief structuré perd de sa puissance.

Questions clés :

  • Comment ancrer les apprentissages ?
  • Comment mesurer l’évolution ?
  • Quelles suites pédagogiques prévoir ?

7️⃣ Optimiser l’engagement

Un jeu sérieux en formation doit être exigeant… sans perdre l’énergie.

  • Qu’est-ce qui rend l’activité engageante ?
  • Pour quels profils fonctionne-t-elle le mieux ?
  • Comment ajuster l’équilibre entre ludique et apprentissage ?

Pourquoi utiliser les 7 filtres en ingénierie de formation ?

Parce que cet outil permet :

  • de sécuriser le choix d’un jeu sérieux pédagogique,
  • d’améliorer un dispositif existant,
  • d’éviter l’effet “animation sympa mais creuse”,
  • de structurer la conception d’une formation ludique,
  • de prendre une décision pédagogique argumentée.

Et parfois, la conclusion sera simple :

👉 Ce module ne nécessite pas de jeu sérieux.

Et c’est une décision tout aussi professionnelle.


Comment l’intégrer dans ta pratique de formateur ?

Tu peux utiliser les 7 filtres :

  • en formation de formateurs,
  • en réunion d’équipe pédagogique,
  • en conception de module,
  • en analyse post-session,
  • en amélioration continue.

C’est un outil qui structure la réflexion collective et affine ta posture d’ingénierie pédagogique.


Une ressource libre d’utilisation

Le jeu #OpenSeriousFilters est proposé sous licence Creative Commons Zero (CC0), ce qui signifie que tu peux l’utiliser, l’adapter et le partager librement dans tes dispositifs de formation

Pour un formateur ou une équipe pédagogique, c’est un vrai avantage :

  • pas de contrainte de licence,
  • possibilité d’adapter les cartes à ton contexte,
  • intégration facile dans une formation d’adultes,
  • réutilisation en formation de formateurs.

Tu peux donc t’en servir comme outil d’analyse, de conception ou d’amélioration… en toute liberté.

En résumé

Si tu conçois des parcours en formation d’adultes
si tu utilises un jeu sérieux pédagogique
si tu veux choisir un jeu sérieux en formation avec discernement

Les 7 filtres constituent une ressource claire et opérationnelle .

Ils ne donnent pas “la bonne réponse”.
Ils t’aident à poser les bonnes questions.

Et en pédagogie, c’est souvent là que tout commence.

👉 Lien vers la ressource :
https://openseriousgames.org/les-7filtres-serious-game-master-class/

Le processus d’apprentissage ludique selon Lisa K. Forbes

Le processus d’apprentissage ludique selon Lisa K. Forbes

6–9 minutes

Et si, au lieu de t’expliquer pourquoi le jeu forme, je t’invitais à découvrir comment, dans les pas de Lisa K. Forbes ?

Dans une étude menée auprès d’étudiants de master, Forbes montre que le jeu ne constitue pas un simple supplément agréable. Il déclenche un enchaînement structuré : une attitude ludique favorise un climat de sécurité, qui réduit les barrières à l’apprentissage, active des émotions positives, installe une posture d’engagement… et conduit à des apprentissages plus profonds et durables.

Autrement dit, l’apprentissage par le jeu repose sur un processus identifiable, cohérent et reproductible.

Dans cet article, tu vas découvrir :

  • les 6 étapes du modèle de Lisa K. Forbes
  • le rôle central de l’attitude du formateur ou de la formatrice
  • comment la pédagogie ludique agit concrètement sur la motivation et l’engagement
  • des exemples applicables à tes propres formations

L’objectif n’est pas de débattre pour savoir si le jeu est sérieux.
Il est de comprendre comment le ludique soutient l’apprentissage, étape après étape.


Étape 1 – Adopter une attitude ludique

Dans ce processus, tout commence par un geste apparemment minuscule : ton attitude. Je commence toujours mes séances de formation par un sourire. Le sourire a cet effet presque magique de provoquer un sourire en retour, de détendre les visages, de dire sans mots : « Tu es le bienvenu ici, on va faire quelque chose de sérieux… mais on a le droit d’y prendre du plaisir. » C’est déjà une attitude ludique : une manière de te présenter comme formateur ou formatrice accessible, humain·e, prêt·e à partager un moment, pas seulement à délivrer un contenu.

Tu peux t’appuyer sur cette idée pour questionner ta propre posture :

  • À quoi ressemble mon visage quand les apprenants entrent dans la salle ?
  • Est‑ce que je laisse transparaître le plaisir que j’ai à être là avec eux ?
  • Quel « premier signal » je donne : tension ou disponibilité, distance ou curiosité ?

Ce sourire répété, cette attitude ouverte, deviennent le socle sur lequel les apprenants vont se sentir assez en confiance pour entrer vraiment dans le jeu… et dans l’apprentissage.


Étape 2 – Installer une sécurité relationnelle

Ton sourire ouvre une sécurité relationnelle qu’il convient de prolonger. À partir de là, tout l’enjeu est de faire sentir aux apprenants qu’ils entrent dans un environnement chaleureux et humaniste, où chacun a une place, où l’on appartient à une communauté plutôt qu’à un simple groupe anonyme. Cette sécurité, c’est ce qui permet à la confiance de s’installer : confiance en toi comme formateur ou formatrice, mais aussi confiance dans le groupe et en sa propre légitimité à participer.

Une façon très concrète de nourrir ce sentiment d’appartenance est de visualiser le groupe comme un réseau vivant, et pas seulement comme une liste de prénoms. L’activité « réseau social de papier » s’y prête très bien : chaque participant crée une petite « fiche profil » (comme sur un réseau social), la colle sur une grande feuille, puis trace des liens vers les personnes qu’il connaît déjà ou avec qui il se sent en lien.
En quelques minutes, le mur se transforme en carte des relations : on voit apparaître des connexions, des points communs, des personnes‑ponts. Chacun se voit relié aux autres, ce qui renforce très concrètement le sentiment d’appartenance au groupe et la confiance dans le collectif.


Étape 3 – Faire tomber les barrières à l’apprentissage

Même dans un cadre chaleureux et sécurisant, beaucoup d’apprenants arrivent avec leurs propres barrières : peur de se tromper, crainte d’être jugés par le groupe, impression de « ne pas être au niveau », fatigue mentale… Le ludique va t’aider ici à desserrer ces freins, doucement, en faisant passer le groupe d’un mode « défense » à un mode « exploration ». L’idée n’est pas de nier ces barrières, mais de les rendre moins intimidantes, plus partageables, presque « jouables ». Par exemple déplacer le regard : au lieu de se focaliser sur « ce qui pourrait rater », tu les aides à se demander « qu’est‑ce que je m’autorise pour réussir ? ».

Cette question n’a de sens que parce qu’un cadre sécurisant a d’abord été posé et validé avec le groupe, voire même co-construit avec lui.


Étape 4 – Activer les émotions positives et la motivation

Quand les barrières tombent, le ludique peut vraiment jouer son rôle de carburant émotionnel. À cette étape, il s’agit de faire naître des émotions positives -plaisir, curiosité, fierté, enthousiasme – qui donnent envie aux apprenants d’être là, de participer, de persévérer. Ce n’est pas « faire du fun pour faire du fun », c’est créer des petits moments de joie partagée qui rendent l’effort d’apprentissage plus accessible.

Tu peux viser des micro‑moments très simples : un éclat de rire collectif, un défi relevé ensemble, la satisfaction de réussir une énigme. Ces émotions positives nourrissent la motivation intrinsèque : on n’agit plus seulement pour la note, la certification ou le regard du formateur, mais parce qu’on a envie de jouer le jeu de l’activité et de comprendre ce qu’elle permet de découvrir.


Étape 5 – Installer une posture d’engagement

C’est là que tu commences à observer l’engagement. Plusieurs indices te le prouvent : les apprenants posent des questions pour comprendre, réagissent entre eux, proposent des idées, acceptent de se lancer dans une activité même s’ils ne sont pas totalement à l’aise. Ils ne « consomment » plus la formation, ils y prennent part.

Dans la logique du modèle de Lisa K. Forbes, cet engagement n’est pas qu’une participation plus fréquente : il est qualitatif. Les apprenants mobilisent plusieurs façons d’apprendre (parler, écrire, réfléchir en groupe, imaginer des situations, parfois jouer une scène), ce qui active différents circuits d’apprentissage. Ils prennent de petits risques (partager une idée incomplète, tester une nouvelle façon de faire), restent ouverts aux retours, ajustent, reviennent essayer. Le ludique sert de cadre protecteur pour expérimenter tout cela sans que l’erreur ponctuelle remette en cause leur valeur ou leur légitimité.


Étape 6 – Ancrer des apprentissages plus profonds

C’est ici que le processus se concrétise. Tout ce que tu as mis en place se traduit enfin en apprentissages plus profonds : les apprenants comprennent mieux, mémorisent plus longtemps et transfèrent plus facilement ce qu’ils ont vécu dans leurs contextes réels. Ils ne gardent pas seulement le souvenir d’un « bon moment », mais celui d’expériences qui leur servent de repères pour agir.

Tu le repères quand ils sont capables de reformuler une notion avec leurs mots, de l’illustrer par un exemple de terrain, ou de s’appuyer dessus pour résoudre une nouvelle situation, parfois bien après la formation. Le ludique agit alors comme un ancrage : l’expérience marquante, l’émotion, la situation jouée deviennent des repères sur lesquels viennent se rattacher les concepts. C’est exactement ce que décrit le modèle de Forbes : un chemin où le jeu n’est pas à côté de l’apprentissage, mais au service de sa profondeur.


Un coup d’œil au processus complet

À ce stade, tu as découvert chaque marche séparément ; il est temps de les rassembler pour voir comment elles s’enchaînent. Le schéma du processus d’apprentissage ludique permet justement de visualiser ce chemin vertueux, de ton attitude jusqu’aux apprentissages profonds. Il t’aide à repérer où tu agis déjà… et où tu peux encore renforcer ton approche.

Dans ce schéma, chaque étape nourrit la suivante :

  1. Ton attitude ludique ouvre la porte.
  2. Elle soutient une sécurité relationnelle où chacun se sent à sa place.
  3. Ce cadre sécurisant autorise le droit à l’erreur et la reconnaissance de ses limites.
  4. Le ludique active alors des émotions positives et une motivation plus profonde.
  5. Tout cela installe une posture d’engagement où les apprenants osent expérimenter.
  6. L’ensemble se concrétise en apprentissages plus profonds et durables.
Processus d'apprentissage ludique selon Lisa K. Forbes (librement traduit de l'anglais).
Lisa K. Forbes. Processus de l’apprentissage ludique. Traduction libre

Pour aller plus loin

Si tu as envie de creuser au‑delà de cette première exploration du processus d’apprentissage ludique, tu peux t’appuyer sur quelques ressources clés :

  • FORBES, Lisa K., 2021. « The Process of Play in Learning in Higher Education: A Phenomenological Study ». Journal of Teaching and Learning, vol. 15, n° 1, p. 57‑73.
    L’article de base qui inspire tout ce parcours : Forbes y décrit finement le vécu des étudiants, les étapes du processus (sécurité, barrières, émotions, engagement, apprentissages) et donne de nombreux verbatims.
    Lien : https://files.eric.ed.gov/fulltext/EJ1303477.pdf
  • FORBES, Lisa K. et THOMAS, David, 2022. Professors at Play PlayBook : Real-world Techniques from a More Playful Higher Education Classroom. Pittsburgh : ETC Press, Carnegie Mellon University.
    Un ouvrage très concret, rempli d’exemples d’activités ludiques, de retours d’expérience et d’outils pour rendre tes cours plus joueurs sans perdre en exigence.
    Lien : https://professorsatplay.org/playbook/

Entraîner son cerveau comme un muscle : sortir de la routine pour mieux apprendre

Entraîner son cerveau comme un muscle : sortir de la routine pour mieux apprendre

3–5 minutes

Quand un article de Gus&Co m’engage dans une séance de musculation du cerveau, je sais que je ne vais pas juste survoler le sujet.
Son titre est explicite : « Pour votre cerveau, poussez de la fonte (et du pion) ».
Derrière cette accroche, un relais d’un article plus fondamental encore, signé par Joanna Fong-Isariyawongse, professeure de neurologie, publié dans The Conversation .

Ces travaux s’inscrivent dans le champ de la neuroéducation, qui étudie les liens entre le fonctionnement du cerveau et les conditions d’apprentissage.

Le message central est clair : le cerveau n’est pas figé. Et contrairement à certaines croyances bien ancrées, la routine ne le renforce pas. Elle le maintient tout au plus en fonctionnement automatique.


Le cerveau n’est pas figé : une croyance qui ne tient plus

Pendant longtemps, on a pensé que la plasticité cérébrale était réservée à l’enfance.
Les recherches actuelles montrent l’inverse : le cerveau adulte continue de se remodeler tout au long de la vie, à condition d’être sollicité de la bonne manière .

Comme un muscle, il répond à trois leviers fondamentaux :

  1. le défi (l’entraînement),
  2. le repos (la récupération),
  3. le mouvement (la nutrition au sens large).

C’est précisément cette analogie que développe l’article source : soulever toujours le même poids finit par ne plus produire d’effet. Pour le cerveau, c’est exactement pareil.


1. L’entraînement : le défi de la nouveauté

La nouveauté force le cerveau à s’adapter.
Apprendre une nouvelle compétence, changer de stratégie, explorer un terrain inconnu… tout cela crée de nouvelles connexions neuronales.

Les études citées montrent que :

  • répéter une routine entretient l’existant,
  • le défi cognitif, lui, construit.

Apprendre une langue, une danse, un instrument, ou même changer volontairement ses habitudes quotidiennes sollicite l’attention, la mémoire et la résolution de problèmes. C’est dans cette zone d’inconfort léger que la neuroplasticité s’exprime pleinement .


2. La récupération : le repos comme condition de l’apprentissage

C’est souvent l’étape qu’on oublie.

La fatigue neuronale n’est pas qu’une sensation subjective. Les données en imagerie cérébrale montrent qu’un cerveau sursollicité ralentit, commet plus d’erreurs et devient plus impulsif .

Le sommeil joue ici un rôle central :

  • il permet l’élimination des déchets métaboliques,
  • il restaure les ressources énergétiques,
  • il consolide les apprentissages, notamment pendant le sommeil paradoxal.

Sans repos, il n’y a pas de progression. Exactement comme en musculation.


3. Bouger pour nourrir le cerveau

Troisième levier, souvent réduit à un bonus : l’activité physique.

Or, l’exercice augmente la production de BDNF (brain-derived neurotrophic factor), une protéine qui favorise la croissance et la consolidation des connexions neuronales .
Il améliore aussi la circulation sanguine cérébrale et réduit l’inflammation.

Autrement dit : bouger nourrit littéralement le cerveau.


Ce que cet article bouscule vraiment

Ce que je trouve le plus marquant, ce n’est pas tant la métaphore du muscle — déjà connue — que ce qu’elle implique concrètement :

  • la routine rassure, mais elle n’entraîne pas ;
  • l’inconfort modéré est un signal d’apprentissage, pas un problème ;
  • le repos et le mouvement ne sont pas des options, mais des conditions.

À mon avis, il y a au moins deux leviers qu’on oublie souvent dans nos pratiques de formation et d’apprentissage :
le repos… et le corps.

Tu ne crois pas ?


Et maintenant ?

Cette infographie synthétise ce que j’ai retenu de l’article : le cerveau progresse moins par la routine que par un équilibre entre nouveauté (défi), repos (récupération) et mouvement (activité physique). Trois leviers complémentaires, faciles à lire… et parfois plus difficiles à appliquer au quotidien.

Infographie : entraîner le cerveau comme un muscle grâce à la neuroplasticité, avec trois leviers — entraînement par la nouveauté, récupération par le sommeil, nutrition/activité physique.

Pour prolonger la réflexion :


En pratique : faire des pauses qui soutiennent l’apprentissage

Après une activité qui sollicite fortement l’attention ou la réflexion, le cerveau a besoin de récupération.
Mais en formation, la pause ne peut pas être une sieste : elle doit soutenir l’apprentissage sans casser la dynamique.

Des pauses courtes et ciblées permettent de :

  • relancer l’attention,
  • limiter la fatigue cognitive,
  • consolider ce qui vient d’être appris.

En pratique, il s’agit de choisir la bonne pause au bon moment : pause cognitive pour se recentrer, pause énergétique pour réguler l’énergie du groupe, ou pause créative pour relâcher la pression tout en laissant le cerveau continuer son travail en arrière-plan.

👉 Pour passer de l’intention à l’action, j’ai créé des pauses prêtes à l’emploi. De quoi transformer un temps souvent sous-estimé en levier actif d’apprentissage, sans ralentir la formation.

Les héros de notre enfance : un jeu de mots croisés ludique pour réveiller les souvenirs

Les héros de notre enfance : un jeu de mots croisés ludique pour réveiller les souvenirs

[Instant sourire]

1–2 minutes

Et si tu jouais un peu avec tes neurones ?

Je te propose un jeu de mots croisés autour des héros des animés des années 80.
Un prétexte ludique pour replonger dans les souvenirs d’enfance…
et voir ce qui remonte, presque sans effort.

Parce qu’il suffit parfois de quelques définitions, d’une grille et d’un crayon pour que la mémoire se remette en marche.
Un prénom revient, puis un autre.
Et avec eux, des images, des voix, des génériques.

Ce type de jeu fait partie de ces activités pédagogiques ludiques qui donnent envie de chercher, sans même s’en rendre compte.


🧩 Le jeu : retrouve les héros des animés de notre enfance

Le principe est simple :
retrouver les prénoms des héros d’animés des années 80, en horizontal et en vertical.

👉 Tu peux jouer :

  • seul·e,
  • à deux,
  • en famille,
  • ou même entre collègues, pour comparer les souvenirs.

Prends le temps.
Ici, il n’y a ni chrono, ni note.


La grille de mots croisés

Jeu de mots croisés sur le thème des héros de notre enfance.

Alors… combien de réponses as-tu trouvées sans aide ?

C’est souvent à ce moment-là qu’on se rend compte que la mémoire fonctionne très bien…
surtout quand elle est sollicitée de façon ludique.
Je te laisse la correction à la fin de l’article.


Derrière ce jeu, une intention que j’aime beaucoup

Ce jeu de mots croisés est aussi un exemple de ce qu’on peut faire en formation ludique, avec des outils pédagogiques simples, pour :

  • apprendre avec plaisir,
  • évaluer sans ennuyer,
  • sortir du réflexe du tout-QCM.

Ici, on joue.
Mais en jouant, on mobilise la mémoire, on fait des liens, on vérifie ce qui est déjà là.


Envie de créer ce type de jeu pour évaluer autrement ?

Si tu te demandes comment transformer ce type d’idée en outil d’évaluation,
je te donne rendez-vous dans la masterclass :

Évaluer autrement grâce au ludique
Outils, méthodes et activités clés en main

C’est une formation pour formateurs et professionnels de la formation qui souhaitent concevoir des expériences d’apprentissage plus engageantes, sans complexifier leurs pratiques.

👉 https://www.billetweb.fr/valuer-autrement-grace-au-ludique-outils-methodes-et-activites-cles-en-main


🧠 Correction du jeu (à regarder quand tu veux)

Oui, certains prénoms reviennent très vite.
D’autres se cachent un peu plus…